Les ruraux seraient-ils moins malades ?

Alors qu’une menace de fermeture plane sur la pharmacie de La Pouëze (1 765 hab., Maine-et-Loire), les Maires Ruraux de France affirment leur soutien à la commune qui a déjà déposé deux recours devant le Tribunal administratif de Nantes. L’Association des Maires ruraux de France (AMRF) en profite pour rappeler que ce cas n’est pas isolé dans les territoires ruraux.


Comme l’explique en effet l’AMRF, le cas de cette commune du Maine-et-Loire est loin d’être un cas isolé et ” illustre la tendance silencieuse qui ronge peu à peu les communes les moins peuplées : la fermeture de cette pharmacie c’est non seulement la perte d’un professionnel de santé (le pharmacien) en capacité de délivrer le premier conseil médical mais c’est aussi et surtout, une plus grande difficulté d’accès aux médicaments pour les citoyens, contraints de parcourir des kilomètres (quand ils le peuvent !) pour disposer des médicaments nécessaires. “

L’AMRF dénonce ce qu’elle qualifie de ” dérive primaire ” qui consiste, au prétexte de réduire les dépenses de santé, ” à appauvrir le maillage médical des pharmacies rurales, qui ne peuvent plus, dans un tel contexte, assurer le maintien élémentaire des services à la population, parmi lesquels l’indispensable approvisionnement en médicaments. “
C’est pourquoi l’AMRF demande une légitime application du principe d’égalité d’accès à la santé pour tous et toutes, sans discrimination géographique aucune, qui puisse garantir à l’avenir une bonne desserte pharmaceutique sur l’ensemble du territoire.

Plus largement, l’Association demande, une fois encore, que soit menée une véritable politique de l’accès à la santé dans tous les territoires et pour tous les habitants, afin d’enrayer la dégradation des soins dans les territoires à faible densité de population.

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