Journée de la qualité de l’air : les collectivités veulent faire parler les données

La quatrième Journée nationale de la qualité de l'air s'est tenue le 19 septembre. Fidèle à son approche positive elle a mis l'accent sur de bonnes pratiques, la sensibilisation et surtout l'information qui tend à devenir un véritable marché dont les collectivités et les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (les Aasqa) ne tiennent pas à être écartées.

L’ouverture des données publiques est dans l’air du temps. Et leur dispersion, leur mercantilisation, deux écueils à éviter. À l’occasion de la quatrième Journée nationale de la qualité de l’air qui s’est déroulée le 19 septembre dans une poignée de collectivités – avec au total une centaine de projets inscrits et visibles ici (voir aussi l’encadré avec la vidéo) – sont mis en avant les enjeux d’appropriation et de transparence, de valorisation et d’exploration du potentiel sous-exploité de ces données locales sur la qualité de l’air. “Elles intéressent entre autres les bureaux d’études qui accompagnent les collectivités. Ou directement les agglomérations et métropoles, principalement pour élaborer, mettre en œuvre et suivre leurs plans climat air-énergie territoriaux (PCAET)”, illustrait en début d’année Guy Bergé, président d’Atmo France, la fédération qui chapeaute les discrètes mais efficaces associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa). Elles intéressent aussi les habitants et usagers.

L’indice Atmo sur le point d’être révisé

D’autant que dans l’actuel tourbillon numérique, le principal outil de visualisation et d’information quotidienne de la qualité de l’air, l’indice IQA (pour qualité de l’air) dit indice Atmo, est en passe de subir un complet lifting, vital après vingt ans d’existence. Déjà amélioré dans certaines régions (Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur), sa révision doit notamment l’adapter aux applications numériques et lui donner plus de pertinence en intégrant de nouveaux polluants (particules très fines) et en élargissant ses cibles (petite ou grande agglomération, disponibilité pour toutes les communes). L’arrêté rafraîchissant cet indice est attendu pour la fin de l’année.

Les Aasqa ouvrent leurs données

Sans attendre cette échéance, et à l’occasion de cette journée du 19 septembre, les Aasqa ont choisi d’ouvrir en open data leurs données “robustes et de référence” sur les polluants majoritaires (onze jeux de données). Ces mesures gratuitement accessibles, actualisées tous les jours, interopérables, sont “territorialisées, géoréférencées, et donc directement utilisables par celles et ceux qui voudront s’en emparer”. Le but est d’aider les autorités locales à prendre des décisions nécessitant d’être comprises, acceptées et suivies par les habitants. Mises à disposition sous une licence ayant l’avantage d’être reconnue à l’international, ce qui facilite leur réutilisation par des tiers ou l’alimentation des services web, elles peuvent intéresser des chercheurs ou start-up mais aussi des collectivités voulant s’en saisir pour les étudier et les croiser.

A noter qu’en parallèle à cette démarche d’open data, le ministère de la Transition écologique et solidaire organise, jusqu’au 15 février prochain, un concours de valorisation des données relatives à la qualité de l’air pour “permettre à chacun de comprendre et de s’approprier les enjeux, mais aussi de changer les comportements”.

MB

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