Les actes de vandalisme se multiplient au Breil-sur-Mérize (Sarthe) avec l’arrachage de panneaux de signalisation, des jets de pierre sur les vitres des bâtiments, le pillage d’armoires à livres, des incendies de poubelles et de tables de pique-nique… Ces exactions ont nécessité l’intervention des pompiers et la réalisation de travaux par les équipes communales.
Le maire, Jean-Paul Hubert, est en colère face à toutes ces incivilités. Les habitants subissent aussi de nombreuses dégradations sur les véhicules en stationnement. Le maire a demandé à la gendarmerie que les contrôles soient renforcés. Le Conseil municipal envisage de mettre en place un système de vidéoprotection, avec la pose d’une vingtaine de caméras. Le dossier est prêt et il est en attente des accords pour les subventions.
Propos recueillis par Yannick Urrien.
Journal des Communes: Comment expliquez-vous l’aggravation de la délinquance en zone rurale?
Jean-Paul Hubert: Il y a toujours eu des petits faits, cela a toujours existé, Mais, depuis quelque temps, les proportions sont plus importantes. Par exemple, brûler une table, cela n’était jamais arrivé. Je pense que les enfants sont un peu laissés à l’abandon. Dernièrement, une voiture a été rayée de tous les côtés et j’ignore ce que cela peut apporter à la personne qui à fait cela. Avant, quand on rentrait de l’école, on devait apprendre nos leçons et faire des devoirs. On n’avait pas le temps d’aller jouer dans la rue. Maintenant, les enfants n’ont plus de leçons. JDC: Que pouvez-vous faire pour y remédier ?
Je ne peux pas surveiller le village tous les soirs, ce n’est pas mon rôle!
JPH: Je ne sais pas. D’ailleurs il n’y a pas grand-chose à faire. On ne va pas monter une milice dans le village… Lorsque nous évoquons ce sujet avec les gendarmes, ils nous expliquent qu’ils ne peuvent pas être partout au même moment. Cela se comprend. Je ne peux pas surveiller le village tous les soirs, ce n’est pas mon rôle. Mais quand je vois des jeunes, je discute avec eux. Pendant ce temps, vous devez vous battre pour améliorer la vie quotidienne au village…
JPH: Oui. Nous mettons en place des jeux pour les enfants, ainsi que des espaces pour permettre aux parents de piqueniquer, et nous créons des chemins de promenade pour ceux qui font du vélo ou de la marche. Tout cela contribue à améliorer le cadre de vie. On pourrait faire beaucoup plus, mais ce sont les finances qui manquent. On sait qu’il faut occuper les enfants, même s’ils passent beaucoup de temps sur leur portable.